du 15 décembre au 16 décembre
au Théâtre
durée: 2h45 avec entracte
Une revue de 3 pièces courtes d’épouvante

Aaaaaaaaaaaaaaaahhhhgrlgrlgrl… !
Réjouissez-vous, pour cette fin d’année, nous vous proposons deux soirées absolument épouvantables ! Au programme, trois courtes pièces grand-guignolesques, sanglantes, provocantes et horrifiantes dans le plus pur style du genre.
Attention, il faut dire que ce fut un véritable mouvement théâtral, dont la folle énergie créatrice fut concentrée au Théâtre du Grand-Guignol de la Cité Chaptal à Paris, à deux pas de Pigalle entre 1897 et 1962. Ses auteurs prolifiques, parmi lesquels Courteline, ont fourni quantité de pièces courtes ficelées comme des petits rôtis, qui ont ravi longtemps un public avide de sensations macabres – disons, jusqu’à l’arrivée de la télévision. (Hasard ou coïncidence ?)
L’atroce volupté, Le baiser de sang et Les détraquées visent donc à rendre leurs lettres de noblesse à cet art savoureux et distrayant de l’épouvante en direct et stylée s’il vous plait.
Si vous êtes prêts à tout pour faire l’amour avec votre amant(e) sous les yeux de votre conjoint, si la trépanation vous intéresse – à titre tout à fait scientifique, et si vous tenez pour évident que les directrices d’institution de jeunes filles sont forcément perverses… alors, ne manquez pas ce menu décalé, décadent et méchamment plaisant ! Ces fichus Parisiens déballent pas mal de cadavres, sans aucun temps mort.
L’atroce volupté (texte) mise en scène Le baiser de sang (texte) mise en scène Les détraquées (texte) mise en scène interprétation production coproduction | costumes lumière maquillages, effets spéciaux décors, accessoires son, ambiances sonores assistanat scénographie construction décor production déléguée direction de production |
Frédéric Jessua
Comédien, metteur en scène et producteur de théâtre, il se forme au sein du Studio 34 et suit une formation continue à la mise en scène au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique. Bilingue en anglais, il a suivi des stages de jeu sous la direction d’Edward Bond (en anglais), de Jean-Pierre Garnier. Il a traduit une pièce élisabéthaine, The Changeling de Middleton et Rowley. Il est cofondateur de la compagnie acte6. Il est également photographe et batteur. Titulaire d’une Maîtrise de Gestion à l’Université Paris IX Dauphine, il effectue également son service militaire chez les Sapeurs Pompiers de Paris. Il s’est lancé dans le théâtre en 1998. Il a produit des spectacles au Théâtre 13, à l’Athénée Théâtre Louis-Jouvet, au Théâtre 14, au Théâtre du Beauvaisis, à l’Etoile du Nord, au Ciné13 Théâtre, au Théâtre des Déchargeurs, au Théâtre du Moulin-Neuf (Aigle-CH) au Théâtre du Ranelagh et au Théâtre de la Tempête. Il a joué sous la direction de Sébastien Rajon, Frédéric Ozier, Franck Berthier, Valia Boulay, Yves Burnier, Jean-François Mariotti, Isabelle Siou, Carole Anderson, Léo Cohen-Paperman, Lazare Herson-Macarel, Sacha Todorov et Jo Boegli. Il se produit seul en scène dans un texte de sa composition en 2011. Il organise à Paris en 2009 un festival de deux mois autour du Grand Guignol au Ciné13 Théâtre, une revue de pièces de ce même répertoire au Théâtre Berthelot de Montreuil en 2010, et enfin en 2011 un festival d’écriture contemporaine autour des Faits Divers au Ciné13 Théâtre. Il anime des ateliers d’acteurs : écriture et l’improvisation au Théâtre Romain Rolland de Villejuif, sur le Grand Guignol au Théâtre du Beauvaisis et au Laboratoire de Formation au Théâtre Physique (Paris), sur Shakespeare et Claudel au Studio 34 à Paris, sur les monologues au Théâtre 13. Il intervient en milieu scolaire dans le cadre de ses productions au Théâtre du Beauvaisis, au théâtre de Rungis et à l’Etoile du Nord Au cinéma il joue sous la direction de Norman Jewison, Jacques Bral et Sarah Léonor. A la télévision il participe à des faux reportages, publicités et clips pour le compte du Vrai Journal de Karl Zéro et de Groland sur Canal Plus, et à des caméras cachées pour le compte du Grand Piège sur M6. Au théâtre il a mis en scène : Tailleur pour Dames de Georges Feydeau - Festival NTP de Fontaine-Guérin (49), La Chambre d’ Harold Pinter - Théâtre du Moulin-Neuf (Aigle-CH), Les Détraquées d'Olaf et Palau - Théâtre Berthelot (Montreuil) - Ciné13 - Théâtre du Ranelagh, L'Atroce Volupté de G.Neveux et M.Maurey - Théâtre du Beauvaisis - Ciné13 Théâtre - Théâtre du Ranelagh, Tics de René Berton - Théâtre du Moulin-Neuf (Aigle-CH), Jules César de William Shakespeare - Théâtre 14, Gabegie 11 de Jean-François Mariotti - Studio de l’Ermitage (Paris), Le Misanthrope de Molière - Théâtre Berthelot (Montreuil), Le Roi Lear de William Shakespeare - Théâtre du Moulin-Neuf (Aigle-CH).
Isabelle Siou
Formée à l’Ecole de la Belle de Mai, Conservatoire de Québec, Interstudio de St-Pétersbourg. A mis en scène Le Baiser de sang de Jean Aragny et Francis Neilson, La Pensée de Léonide Andreiev A joué Les détraquées d’Olaf et Palau M.E.S. Frédéric Jessua, Mary Stuart de Friedrich Schiller M.E.S. Fabian Chappuis, Jules César de Shakespeare M.E.S. Frédéric Jessua, Le Misanthrope de Molière M.E.S. Frédéric Jessua, Balade Parisienne Cabaret de poésies et de chansons, M.E.S. Benoît Bellal, Phèdre de Racine M.E.S. Philippe Ferran, Enrico V d'après William Shakespeare M.E.S. Pippo Delbono, Prométhée Enchaîné d’après Eschyle M.E.S. Nadine Darmon, Cabaret Érotique montage de textes et de chansons M.E.S. Richard Arselin, L’Amour Médecin de Molière M.E.S. Richard Arselin, Iphigénie de Jean Racine M.E.S. Ophélia Teillaud, La Flûte Enchantée de Mozart M.E.S. Jean-Louis Sackur, Baal de Bertolt Brecht M.E.S. Jean-Charles Grinevald
ACTE6 la PROD
Fondée en 1999 à Paris par 10 comédiens et techniciens, la compagnie acte6 est forte d’une expérience de plus de 500 représentations dans une trentaine de lieux et d’espaces de toute sorte. Depuis 2005, et la création du « Balcon » à l’Athénée Théâtre Louis-Jouvet, la compagnie a élargit son effectif et, outre la création de ses propres spectacles, a étendu son activité à la coproduction. Le programme de Grand Guignol, démarré il y a plus de deux ans, fait partie de cette activité. Nous ont suivi dans cette démarche : l’Athénée Théâtre Louis-Jouvet (Paris), le, Ciné13 Théâtre (Paris), le Théâtre Le Ranelagh (Paris), le Théâtre du Beauvaisis (Scène Conventionnée Beauvais), le Théâtre Berthelot (Montreuil - F), Théâtre du Moulin-Neuf (Aigle-VD), AM Stadtgarten (Winterthur-ZH)
Un peu d'histoire
Avant de passer dans le langage courant, le grand Guignol est avant tout un genre et un lieu : on a écrit, joué et mis en scène de 1897 à 1962 pour le Théâtre du Grand Guignol, situé cité Chaptal, dans la rue Blanche, à deux pas de Pigalle. Auteurs et acteurs terrorisaient des spectateurs finalement très consentants en leur proposant des programmes de pièces courtes d’épouvante. Le Grand Guignol a assisté à l’arrivée du grand écran et disparu avant l’explosion du petit...
Les auteurs de Grand Guignol, provocateurs, mais hommes de théâtre avant tout, emprunts de tradition (Labiche n’est pas loin, Courteline a écrit pour le Grand Guignol et Feydeau l’a beaucoup fréquenté) nous ont laissé une multitude d’œuvres redoutablement bien écrites. Des pièces courtes à l’univers, à l’ambiance forts, proposant des situations extrêmes, obéissant à des règles dramaturgiques précises; de véritables « machines à jouer », des pièces « formatées » où tout est concentré, tout est dit en l’équivalent de deux actes traditionnels.
A la Belle Epoque, lorsque l’on décidait de se rendre au Théâtre du Grand Guignol, c’était pour y passer une soirée toute entière : un programme de plusieurs pièces courtes était à l’affiche. Drames et comédies s’enchaînaient de façon à varier les plaisirs. De nos jours, proposer une série de pièces de Grand Guignol, c’est assurément mettre ce public dans une position inhabituelle vis-à-vis de la représentation théâtrale : il y a quelque chose d’immédiat, d’efficace et bien sûr de terrifiant ; d’une pièce à l’autre, on change d’univers, on découvre l’éventail des possibilités qu’offre l’épouvante, on passe aisément de la peur au rire sans comprendre vraiment pourquoi. Sans perdre de sa valeur (bien au contraire) chaque pièce devient un objet de consommation, d’attirance, d’excitation ; comme un mets que l’on n’ose pas se mettre sous la dent et que pourtant l’on dévore…des yeux.
Frédéric Jessua
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