La Loba

saison Pain d'épices

saison Pain d'épices

le 28 avril

au Théâtre

durée: 55 min

d’Aurélie Morin

théâtre d'ombres tout public dès 5 ans

La Loba

« Ecoute mes pensées toujours, et toujours ton chemin tu trouveras… »

Avec leur univers onirique d’ombres et de figurines, le Théâtre de Nuit revient, après le formidable Mystoires, nous présenter leur dernière création. Dans une atmosphère intime et mystérieuse, des lumières douces et colorées apparaissent, projetant des ombres magnifiées, comme un grand démultiplicateur de rêves. Des écrans de papier fragiles se déroulent, se déplacent, respirent, forêt de matières et de mirages. Sur une mélodie douce et envoûtante, comme sortie d’une petite boîte à musique, toutes les sensations sont éveillées, propices à embraser l’imaginaire. 

La compagnie continue sa réflexion sur les mythes en travaillant ici autour des symboles du loup et de la femme sauvage. Les figures de papier interagissent avec leurs marionnettistes-danseuses formant un univers visuel cohérent d’une grande beauté et d’une grande force suggestive. L’histoire elle-même est concentrée à l’essentiel par de courts poèmes narratifs, afin que le spectacle reste avant tout une expérience sensorielle, pour tout public, avec de nombreux niveaux d’interprétation. 

Un peuple d’exilés a vu mourir en route le feu qui préservait son identité et ses origines. Une mère transmet alors à sa fille une poupée « loup-esprit » pour la guider vers celle – La loba, gardienne des mémoires – qui l’aidera à rallumer la flamme de ses ancêtres.
 La magie du théâtre d’ombres laisse glisser vers un univers indéfini, hors du monde des apparences, où le pouvoir de l’intuition et de l’instinct permet de renouer avec les savoirs ancestraux, dans les profondeurs de l’âme collective, loin des préjugés.

Un récit initiatique aux allures d’errance chimérique dont on ressort, et bien, comme d’un rêve.

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mise en scène
 Aurélie Morin

 

interprétation, ombres et figures
 Aurélie Morin

 

chorégraphie
 Chloé Attou

 

manipulations plateau
 Elise Gascoin

 

direction artistique, conception
 Aurélie Morin

 

scénographie, assistanat mise en scène
 Elise Vigneron

 

objets marionnettiques
 Elise Gascoin

 

construction
 Messaoud Ferhat David Frier Vincent Panchen

 

réalisations plastiques
 Hélène Barreau

 

musique
 David Morin

 

direction technique
 Aurélien Beylier

 

 

création de feutre
 Birgit Kirkamm

 

administration
 Yannick Valin

 

coproductions
 Théâtre Jeune Public de Strasbourg, CDN d'Alsace Le Dôme, Théâtre d'Albertville Le Granit, Scène nationale, Belfort L'Arche de Béthoncourt Espace 600, Scène Rhône-Alpes Théâtre de Villefranche sur Saône Maison des Arts Thonon Evian Train Théâtre de Portes-lès-Valence

 

soutien
 DRAC Rhône-Alpes Région Rhône-Alpes Conseil Général de la Drôme Communauté de communes du pays de Saillans (CCPS)

Aurélie Morin

Aurélie Morin se forme à la danse classique, à la danse contemporaine, au solfège, au piano, au chant et à l’histoire de la musique et de la danse depuis son plus jeune âge dans le cadre d’une classe à horaires aménagées en lien avec le conservatoire de Caen. Puis elle est admise sur concours à l’école de danse P.A.R.T.S (Bruxelles), dirigée par Anne Teresa de Keersmaeker

Elle y rencontre Fernand Shirren, percussionniste, compositeur, accompagnateur de films muets, écrivain et maître de rythme, qui lui enseignera ses notions de durée, de rythme, d’équilibre, de centre, de présence « suspendue »… Elle participe ainsi à la recréation de « Rythmes pour bouches », pièce pour quatre voix de Fernand Shirren, qui sera présentée à l’Opéra de La Monnaie à Bruxelles. 
 Aurélie Morin poursuit sa formation en danse auprès d’Elsa WolliastonMarion BallesterMasaki Iwana et Will Swanson, au CND à Paris puis intègre l’ESNAM (Ecole supérieure nationale des arts de la marionnette) à Charleville Mézières. Elle sera marquée par les rencontres avec Peter Schumann et Arne Hogsander. Elle y rencontre également Fabriccio Montecchi (teatro Gioco vita-Piacenza) et Jean Pierre Lescot (compagnie les Phosphènes-Fontenay-sous-bois), tous deux reconnus pour leurs spectacles de théâtre d’ombres. 
 Ces rencontres sont révélatrices et dès lors, Aurélie se spécialise dans les techniques traditionnelles et contemporaines du théâtre d’ombres. Diplômée de l’ESNAM (2002- 5ème promotion), elle enseigne le théâtre d’ombres au Théâtre du Fust où elle rencontre Emilie Valantin qui lui propose de coproduire une première création en partenariat avec le Théâtre de la Marionnette à Paris. « La Loba, gardienne des mémoires » sera sa quatrième création.

Le Théâtre de Nuit

Fondé en 2004 sous l’impulsion d’Aurélie Morin, diplômée de l’ESNAM – Charleville-Mézières et élève de P.A.R.T.S - Bruxelles, le Théâtre de Nuit allie théâtre d’ombres, mouvement, éléments naturels, arts plastiques et différentes formes de figures animées. Il propose un théâtre poétique des « sens », là où le rêve a toute sa place et rend sa liberté à la réalité : un monde pétri d’enfance, un imaginaire de tous les possibles.
 La compagnie a pour vocation la création de spectacles vivants et développe en parallèle des ateliers de théâtre d’ombres destinés aux enfants et aux adultes ainsi que des expositions d’ombres et de figures.
 À l’automne 2003, Aurélie Morin crée « Petites Migrations », première pièce coproduite par le Théâtre de la Marionnette à Paris et le Théâtre du Fust à Montélimar.
 À l’automne 2005, le Grand Bleu ENDPDA de Lille coproduit « Perpetuum Mobile… un petit tour de terre », réalisé par Aurélie Morin en collaboration cette fois avec Elise Gascoin, plasticienne diplômée des Beaux-Arts d’Avignon et Elise Vigneron, marionnettiste également issue de l’ESNAM.
 En décembre 2007, une troisième création, « Mystoires », voit le jour à l’espace 600 de Grenoble, coproducteur du spectacle avec le CREA/Festival Momix de Kingersheim et le Grand Bleu à Lille.
 Courant 2008, « Ô » performance musicale de figures est coproduite par Le Channel, Scène nationale de Calais. 

Notes d’intention

 « La Loba, Gardienne des mémoires » est une pièce d’ombres et de figures dansées à destination de tous les publics à partir de cinq ans. 

Aurélie Morin, directrice artistique du Théâtre de Nuit, poursuit sa recherche sur les « espaces sensibles et intimistes» et sur les symboles présents dans les mythes, et les contes. « La Loba, gardienne des mémoires », est un essai d’interprétation des archétypes de la « Femme sauvage », de la « Sorcière », du « Loup » ; cet essai tente de s’éloigner des stéréotypes qui leur sont liés.

« L’archétype est partout présent et pourtant on ne peut le voir, au sens habituel du terme. Ce qu’il révèle de lui dans l’obscurité n’est pas nécessairement visible en pleine lumière.» (Notes sur le mythe et ses raisons).

La Loba signifie la louve : Dans cette nouvelle histoire, nous partons d’une thématique précise : celle de la transmission de savoirs ancestraux d’une génération à l’autre,  et découvrons tout au long de notre récit d’autres  questionnements : comment se fait le passage de mère à fille, comment se transmet le pouvoir de l’intuition, la force de  l’instinct et d’où tient-on la capacité de sentir de l’intérieur ce qui est juste ? A quel moment la féminité se révèle-t-elle accomplie ? 

Au travers de ces questionnements, nous sommes en quête de la part imaginaire et symbolique de l’humain. Grâce au théâtre d’ombres, nous rêvons d’activer ou de découvrir sa dimension mythique, qui viendrait alors l’aider à porter sa dimension réelle quotidienne. 

Il y a le désir obsessionnel de dépouillement : se détacher de toutes les peaux mortes, de tous les masques sociaux, trouver les racines profondes de nos qualités d’être humain, vivant. 

Dans « La Loba » le partage de nos investigations se fait au travers d’une recherche sur les liens entre le mouvement, le corps, la chorégraphie et le théâtre d’ombres et de figures. Nous travaillons le mouvement pour dessiner les contours d’une gestuelle épurée où le corps humain devient presque transparent mais d’autant plus présent. L’objet permet ici à l’humain d’habiter intuitivement son corps. 

L’histoire nous est racontée avec des images, des atmosphères sonores, de courts poèmes narratifs. Ce sont aussi les liens que tissent la danseuse et la marionnettiste avec les objets, les ombres, les figures, qui guideront l’attention du spectateur vers une compréhension directe des différents sens de l’histoire. 

Nous cherchons à nous écarter des stéréotypes qui ont renforcé les peurs de toutes natures pour nous rapprocher des profondeurs de l’âme collective. Ce qui justifie le point de départ de notre histoire qui se situe « au cours de l’exil ». On voit ce groupe de personnes avancer dans le vent, perdre racines, tandis que leur âme se relie à quelque chose d’incompréhensible, fruit de leur dénudement, état qui permet à « l’enfant » d’entendre l’essentiel de ce qu’elle doit savoir.

Nous prendrons aussi le risque d’évoquer les images habituelles de la peur, de la maladie et de la mort.

Nous proposons une ligne de lecture qui laisse une large place à l’imaginaire de chacun. Ainsi, le public peut se questionner, interpréter des images au moyen de sa propre sensibilité. Nous n’apportons pas de réponses systématiques, le but de notre art étant d’ouvrir de nouveaux champs et non de les cloisonner.

  • 18:15
    avril
    28
    samedi
  • tarif plein: 30.-
    tarif réduit: 20.-
    tarif jeunes: 15.-

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