La rose blanche

sélection Vertigo

sélection Vertigo

du 9 février au 11 février

au TPR

durée: 1h15

d’Udo Zimmermann

Opéra

La rose blanche

« Il ne faut pas se désolidariser des autres, chacun est coupable, coupable, coupable. »

Après le magnifique Didon & Enée, Arc en Scènes soutient à nouveau Jeune Opéra Compagnie dans leur dernière création, un des rares opéras inspirés de l’histoire du XXe siècle.

Rose blanche était le nom d’un groupe allemand de résistance au nazisme. Udo Zimmermann compose, autour de l’histoire de Hans et Sophie Scholl, arrêtés puis décapités le 22 février 1943 pour avoir diffusé leurs tracts appelant à la prise de conscience, une œuvre d’autant plus expressive, forte et poignante qu’elle fait appel à une extrême économie de moyens : un orchestre de chambre et deux chanteurs solistes.
C’est dans cet esprit de sobriété que Stephan Grögler l’avait présenté à Lyon en 2007 et recueilli l’unanimité de la critique pour ces « moments d’intense émotion et de bouleversante beauté » (Le Figaro)

Il signe aujourd’hui une nouvelle mise en scène aux côtés de Nicolas Farine pour la direction musicale. La prison de Munich-Stadelheim, décor oppressant dans laquelle les deux résistants attendent l’exécution capitale, intègrera les musiciens afin de renforcer les interactions entre les acteurs, l’émotion exprimée par la musique et les spectateurs, dans une intense proximité. L’univers visuel inspiré par Tadeusz Kantor se chargera de mettre en images la densité musicale et théâtrale de cette œuvre.

« Vivants, ils étaient invisibles pour nous, car ils devaient se cacher. Mais par leur mort, la résistance est devenue visible. Ces morts ne peuvent pas excuser tout ce qui s’est passé en Allemagne. Mais leurs actions et leurs sacrifices représentent la base indestructible de la reconstruction. » Winston Churchill, 1946

Spectacle en langue allemande, surtitré en français

titre original
Die Weisse Rose

compositeur
Udo Zimmermann

livret
Wolfgang Willaschek

direction musicale
Nicolas Farine

mise en scène
Stephan Grögler

interprétation
Elizabeth Bailey
Raphaël Favre
Ensemble Instrumental Le NEC

production
Jeune Opéra Compagnie

coproduction
Arc en Scènes

scénographie
Stephan Grögler

costumes
Véronique Seymat

direction technique
André Simon-Vermot

lumière
Didier Henry

Nicolas Farine


Le chef d’orchestre et pianiste Nicolas Farine est fondateur et directeur artistique, avec le compositeur suisse François Cattin, de Jeune Opéra Compagnie. Il dirige les productions d’opéra et le chœur professionnel Les Voix.

D’abord pianiste et trompettiste, formé dans le canton de Neuchâtel puis à l’Université de Montréal où il y a obtenu un doctorat, Nicolas Farine s’est perfectionné en direction d’orchestre aux États-Unis, au Canada et en Autriche auprès de maîtres tels Otto-Werner Müller (prof. à Juilliard School), Salvador Mas Conde (Musikakademie de Vienne) et Charles Bruck (Pierre Monteux School).

Il s’est produit en Europe ainsi qu’en Amérique du Nord et du Sud, dirigeant entre autres la Philharmonie Nationale d’Ukraine, L'Orchestre Philharmonique de Stettin (Pologne), la Philharmonie Nationale de Plovdiv (Bulgarie), l’Orchestre Philharmonique de Lviv (Ukraine), l’Ensemble Symphonique de Neuchâtel, l'Orchestre du Festival International de piano de St-Ursanne depuis 2006, l’Orchestre de la Haute école de Musique de Genève et l’Ensemble Le Moment Baroque.

Egalement passionné d’opéra, Il dirige Faust de Gounod, La Finta Semplice et Bastien-Bastienne de Mozart, Orfeo ed Euridice de Glück, Acis and Galatea de Haendel, Dido and Aeneas et King Arthur de Purcell, Gulliver (création) de Cattin, collaborant avec les metteurs en scène Robert Bouvier, Gino Zampieri, Stefan Grögler, François Racine et Cédric Dubois.

Outre ses activités de chef, Nicolas Farine a été professeur de piano en classes professionnelles au Conservatoire neuchâtelois et coache des classes de chant de la Haute école de Musique de Genève. Il y dirige toujours l’un des chœurs et il vient d'être nommé professeur de musique de chambre au Conservatoire Neuchâtelois.

Parmi ses prochains engagements figurent des invitations à diriger l'Orchestre de Besançon Franche-Comté, l’Orchestre de la Radio de Roumanie, l'Ensemble symphonique de Neuchâtel, l'Orchestre du Festival International de piano de St-Ursanne (avec Maria João Pires) et l’Ensemble instrumental de Belfort en plus des activités de Jeune Opéra Compagnie.

 

Stephan Grögler

Né à Berne en 1966, Stephan Grögler poursuit des études musicales (violon) avant de rejoindre la «Hochschule» de Vienne pour étudier la mise en scène. Rapidement il signe ses propres mises en scènes dont il fait aussi les décors. Puis il est nommé metteur en scène en résidence à l’Opéra National de Lyon de 1995-98.

Il réalise entre autre: « La Sonnambula» avec Nathalie Dessay pour le Festival de Santa Fe  USA repris ensuite au Teatro Comunale di Bologna (avec Patrizia Ciofi et Michele Pertusi) / « Samson et Dalila » à Lecce, « Cendrillon » (Massenet) à la Monnaie de Bruxelles qui sera par la suite repris au Grand Théâtre du Luxembourg / «La Bohème» à Bienne (Suisse) / «Blaubart» (Bartok) et «Der Zwerg» (Zemlinsky) à  l’Opéra de Berne / «La Traviata» à l’Opéra de Dublin / «Tancredi» (Rossini) à l’Opéra de Marseille / «La Cenerentola» à Lausanne, Nantes, Jerez et à l’opéra National de Nancy /  «Viva la Mamma» (Donizetti) à l’Opéra de Montpellier et Caen / «Don Pasquale» pour St.Gall en Suisse. «L’Anima del Filosofo» (Haydn) à l’Opéra de Lausanne / «Le Nozze di Figaro» à Nantes et Angers / «The Beggar’s Opera» (Britten) à Caen et Rouen / «The Rape of Lucretia» (Britten) à l’Opéra de Caen, puis Lausanne et Rennes, «Der Kaiser von Atlantis» (Ullmann) à l’Opéra Comique de Paris / « The Turn of The Screw» (B. Britten) à Caen, Rennes, Rouen, l’Opéra Comique de Paris et  l’Opéra National de Lyon et à Lausanne la production très remarquée de «Roland» de Lully avec Christophe Rousset.

Son engagement pour la musique contemporaine l’amène aussi à créer «La Rose Blanche» (Zimmermann) à l’Opéra National de Lyon / «La Mort de Socrate» création mondiale de Gracianne Finzi sur un livret de Jean-Claude Carrière à l’Opéra Comique de Paris / « Eight Songs for a Mad King » et «Miss Donnithornes Maggot» de Peter Maxwell Davies à Vienne (Autriche)et Lyon , «Eine Stravinsky-Milhaud Revue» à Salzbourg / «Exercices de conversation...» de José Evangelista sur des textes de Ionesco à l’opéra de Lyon / «Niobe» et «Medeamaterial» de Pascal Dusapin à l’opéra  de Lausanne / «et si Bacon» de François Cattin à La Chaux de Fonds.

Très impliqué dans la formation de jeunes chanteurs, il réalise: «Didon et Enée» (Purcell) et «Il Trionfo del Onore» (A. Scarlatti) en partenariat avec le Conservatoire de Lausanne / «Orlando Paladino» (Haydn) pour La Haute école de Musique de Genève / «La Finta Giardiniera» de Mozart et parallèlement aussi celle de Anfossi (avec Antonio Florio) pour la Fondation Royaumont / «Gretel et Hänsel» (Humperdinck) à l’Opéra National de Lyon / «Les Enfants du Levant» (Aboulker) pour le Grand Théâtre de Genève / «Gulliver» et «Les Aveugles» de François Cattin à La Chaux de Fonds

Sa curiosité pour les formes nouvelles l’incite à monter «Johnny Johnson» de Kurt Weill à Caen sous chapiteau ou «Acis et Galatea» d’Händel dans une vieille église désacralisée dans le Jura Suisse.
Il assure également  plusieurs  mises en scène  pour «Le Bal de la Rose» de Monaco : les 50 ans de règne du Prince Rainier de Monaco, en collaboration avec Karl Lagerfeld ou  le peintre et sculpteur Fernando Botero ainsi que des événements pour Van Cleef et Arpels à Paris, New York et Los Angeles et un spectacle à l’opéra Comique à Paris pour Cartier...

En collaboration avec Yannis  Kokkos, il travaille dans des opéras comme La Monnaie de Bruxelles « Tristan » / La Staatsoper de Vienne «Boris Godunow» et Bayerische Staatsoper «Nabucco».
Récemment Stephan Grögler met en scène la Trilogie de Beaumarchais : Barbiere di Seviglia, Nozze di Figaro, La mère coupable à l’opéra de Rouen et à l’opéra de Versailles.

Parmi ses projets citons : «La Veuve Joyeuse» (Lehar) Opera National à Nancy, «Die Weisse Rose» (Zimmermann) à La Chaux de Fonds, «Orphée aux Enfers» pour Genève ainsi « La petite renarde rusée » (Janacek).


« Ses spectacles se caractérisent par leur inventivité, leur sens de l’image théâtrale et la précision humaine de sa direction d’acteur » (Theaterlexikon, Uni Berne, Suisse).


 

L’histoire

A la fin de l’année 1942, un groupe de résistance, la « Rose Blanche », se forme autour de Hans et de Sophie Scholl, à l’Université de Munich. Sophie a 21 ans et Hans 24 ans. Le groupe est marqué par l’influence de leur professeur de philosophie, Klaus Huber. Au cœur de la terreur quotidienne infligée par les nazis, « Rose Blanche » veut garder sa liberté de réflexion et de pensée. Ses moyens d’action : graffitis sur les murs, rédaction et diffusion de tracts, tous signés

« Rose Blanche »

« On ne peut pas discuter du nazisme ni s’opposer à lui par une démarche de l’esprit, car il n’a rien d’une doctrine spirituelle. […] Depuis la mainmise sur la Pologne, trois cent mille juifs de ce pays ont été abattus comme des bêtes. C’est là le crime le plus abominable perpétré contre la dignité humaine, et aucun autre dans l’histoire ne saurait lui être comparé. […] Chacun rejette sur les autres cette faute commune, chacun s’en affranchit et continue de dormir, la conscience tranquille. Mais il ne faut pas se désolidariser des autres, chacun est coupable, coupable, coupable. » (extrait du tract no2)
Hans et Sophie Scholl sont arrêtés en février 1943 après un lâcher de tracts dans la cour de l’Université de Munich. Condamnés à mort, ils sont décapités le 22 février 1943. L’ensemble des membres de la Rose Blanche connaîtra le même sort.

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    samedi
  • tarif plein: 30.-
    tarif réduit: 20.-
    tarif jeunes: 15.-

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