Oh boy !

saison Pain d'épices

saison Pain d'épices

le 18 février

au Théâtre

durée: 1h

d’après Marie-Aude Murail

Théâtre tout public dès 12 ans

Oh boy !

« Mais comment je pourrais être tuteur et aider des enfants à pousser droit, alors que je suis tout tordu ? » 

Molière du spectacle jeune public 2010.

« Le 12 de la rue Mercœur à Paris abritait la famille Morlevent depuis deux ans. Trois enfants et deux adultes, la première année. Trois enfants et un adulte, la seconde année. Et ce matin-là, trois enfants seulement. » Ainsi commence le roman pour adolescents, maintes fois primé, de Marie-Aude Murail. Sa spécialité, aborder les thèmes sensibles et les questions graves avec humour et une certaine pédagogie dramatique de la vie, comme un point de vue sur comment la prendre. Elle cherche à « donner aux enfants les mots pour dire ce qu’on souffre, ce qu’on désire, ce qu’on aime, les mots pour désigner le mal, le bien, la peur, la haine. Tous les mots qui font l’homme debout. »

Barthélémy est un enfant abandonné, humour et désinvolture sont ses meilleures barrières antidouleur et le rendent irrésistiblement attachant. Dans cette adaptation théâtrale, il est seul en scène, tour à tour narrateur, personnage ou manipulateur d’objets, armoire, chaise, boîte. Avec une énergie, une présence et un naturel éclatants, il donne vie à ce Peter Pan solitaire, confronté à l’arrivée d’une nouvelle fratrie de demi-frères et sœurs dont la maman « s’est décédée ».
Simplement, dédramatisant tous les sujets par son regard sur la vie, il aborde l’abandon, l’adoption, l’homosexualité, la maladie, la quête des origines, de la normalité, avec un optimisme et un humour qui offrent une possibilité, un espoir à tous les jeunes, à toutes leurs questions, toutes leurs histoires.

Ne vous-y trompez pas, il s’agit bien là d’un spectacle en tout point lumineux.

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mise en scène
 Olivier Letellier

 

adaptation
 Catherine Verlaguet

 

interprétation
 Lionel Erdogan

 

production
 Le Théâtre du Phare (94)

 

coproduction
 Espace Culturel André Malraux – Le Kremlin Bicêtre (94) Centre Jean Vilar - Ville de Champigny sur Marne (94) Théâtre Le Strapontin, Scène des Arts de la Parole – Pont Scorff (56) Théâtre André Malraux, Chevilly – Larue (94)

 

 

soutien
 Conseil général du Val de Marne (94) Festival « Ce soir, je sors mes parents » (44) Théâtre La Paillette - Rennes (35)

 

création lumière
 Lionel Mahé

 

création sonore
 Mikaël Plunian

 

Marie-Aude Murail

Marie-Aude Murail écrit depuis toujours. Elle achève ses études de lettres modernes à la Sorbonne sur une thèse consacrée à l’adaptation du roman classique au public enfantin. Elle publie maintenant depuis plus de vingt ans et a plus de quatre-vingts titres à son actif.
 Des contes, des feuilletons, des essais, des récits. Des romans d’amour, d’aventures, policiers, fantastiques… Ses livres ont reçu des dizaines de prix, sont étudiés en classe. Elle est allée partout, dans les ZUP et les ZEP, les campagnes et les villes, les déserts et les îles, en France et ailleurs… Elle a rencontré beaucoup, beaucoup d’enfants et d’adolescents.
 Malgré la gravité des thèmes abordés, sa « pédagogie dramatique de la vie » n’est ni noire, ni dénuée d’humour.
 C’est son livre le plus primé et le plus traduit. Il a obtenu le "Prix Jeunesse France Télévision 2000", décerné par un public de lecteurs de 11 à 14 ans, le "Prix Tam-Tam Je Bouquine" 2000, le "Prix Pot de Bille" de Montbéliard 2000, le "Prix Sésame" décerné par la ville de Saint-Paul-Trois-Châteaux, le prix "Julie des lectrices" décerné par les lectrices du magazine Julie (Milan presse), le "Prix Ados" de la ville de Rennes 2001, le Prix "LIVRENTETES" 2001 et le "Prix Farniente" 2001 (Belgique). Sa traduction italienne a reçu le prix Paolo Ungari- Unicef 2008.

Bibliographie complète > http://www.marieaudemurail.com

Olivier LETELLIER  comédien - conteur - metteur en scène

« Olivier Letellier, c’est d’abord une rencontre ensoleillée et complice depuis le jour où il a débarqué avec générosité dans le cercle des menteurs-tchatcheurs de La maison du conte. C’est un type qui s’engage dans l’art vivant comme dans la vie, sans arrière-pensée… un fabriquant d’images, un campeur d’espaces,un inventeur de formes à bras le cœur. Avec lui, tout prend forme : les histoires se bougent, la parole devient mouvement, le geste résonne et le lieu prend du volume… ça swingue à tous les étages ! »
 Pépito Matéo

Formé à l’école Internationale de théâtre Jacques Lecoq. Il a souvent travaillé avec des jeunes : professeur au conservatoire de Champigny, intervenant en milieu scolaire, ou metteur en scène pour des projets associatifs. 
 Il a découvert le conte avec Gigi Bigot, Abbi Patrix, et Pépito Matéo. Il est un partenaire privilégié de la Maison du Conte de Chevilly-Larue depuis plusieurs années. Il s’est mis en scène dans L’Homme de fer. 
 Il à accompagné les créations de Valérie Briffod, Catherine Verlaguet, Mélancolie Motte, Cécile Delhommeau et Alice Farenkrug et à collaboré avec Yannick Jaulin, Martin Matalon ou Le théâtre du Mouvement.
 Il a également créé et interprété en 2007 « La mort du Roi Tsongor » d’après le roman de Laurent Gaudé.

Lionel ERDOGAN  comédien

« Je le connais depuis plus de 10 ans. J’ai été son premier « prof de théâtre ». Il a toujours eu un sens du comique très prononcé, un rythme et des ruptures de jeu extrêmement dynamiques. Dans la vie, comme sur le plateau, lorsque l’ambiance est tendue, il trouve toujours le petit mot pour décaler la situation, dédramatiser et faire rire. Comme Bart ! »
 O. Letellier

Né en 1984, il grandit en banlieue parisienne. A sa sortie du conservatoire de théâtre de Champigny, il continue sa formation à l’école du Studio d’Asnières auprès de Jean Louis Martin Barbaz. Au théâtre il joue Valletti, Azama Fréchette, Goldoni, Durringer. Il est dirigé par Marie Normand, Etienne Charasson, Jean-François Perrier, Guillaume Servely et Olivier Letellier. Il tourne dans différents court-métrages avec David Fonseca, Benjamin Bézat et Pascal Bernard. Il vit à Paris et encadre régulièrement des ateliers théâtre pour les plus jeunes.

De tous les personnages de ce roman foisonnant, nous avons décidé de raconter l’histoire par le prisme de Bart, parce que fondamentalement, c’est lui qu’elle bouleverse le plus.

A travers l’histoire de la fratrie, c’est sa propre histoire qu’il nous conte. 
 Il est seul en scène. Parfois narrateur, parfois personnage, parfois manipulateur. Car pour nous raconter son histoire, Bart va aussi se servir des objets.

Oh boy ! ou le parcours initiatique de Barthélémy, jeune homme qui refuse de grandir.
 Dans le roman Le liseur  Bernard Schlink écrit : « fuir, c’est aussi arriver quelque part ». Cette phrase pourrait être la devise de Bart, au début de l’histoire. 
 Parce que son père l’a abandonné avant même sa naissance, Bart a développé, telle une muraille de protection, une insouciance à toute épreuve. 
 Tournant tout en dérision, refusant responsabilités et engagements, Bart avance dans la vie avec désinvolture. Mais Bart est beau et drôle. Sa maladresse est touchante et son irresponsabilité, attendrissante. Tout le monde s’attache à ce Peter Pan qui refuse de grandir. 

Oh boy ! ou comment raconter l’histoire dramatique de cette fratrie avec l’humour et la légèreté dont fait preuve le personnage de Barthélémy, 
 Quand on perd un parent, qu’il meure ou qu’il s’en aille, on se sent abandonné. Seul, l’enfant doit avancer, se construire, trouver ailleurs ses repères et faire ses choix de vie.  
 Dans cette construction à l'aveuglette, l’humour est une arme redoutable : elle permet de cacher au monde – et à soi-même – la douleur. Cette arme, c’est celle de Bart. 
 Le silence permet le deuil, et la reconstruction. C’est le choix de Siméon. 

Oh boy ! ose aborder avec les plus jeunes des thèmes sensibles comme les secrets de famille, l’homosexualité, ou encore le suicide d'une mère, la difficulté de l’adoption, la maladie…  La force de cette histoire, c'est l'humour qu'apporte, envers et contre tout, le personnage de Bart. Sa personnalité de diva égocentrique, sa lâcheté, sa maladresse et sa capacité absolue de dérision permettent de prendre de la distance, de rompre purement et franchement certaine émotion dramatique par un trait d'humour qui permet d'avancer. 

Oh boy ! comme une proposition de point de vue sur comment prendre la vie.

Olivier Letellier / Catherine Verlaguet

Pour raconter l’histoire, quelques objets : supports d’images, permettant des changements d’échelle et de temps. 
 Dans le théâtre d’objet, quelque chose d’insignifiant devient porteur de mémoire. L'objet, parce qu'il fait partie du quotidien de chacun et parce qu'il concentre infiniment  le  focus du spectateur, crée une relation de complicité intime entre la salle et la scène. Il est le point de rencontre à partir duquel on s'évade, une clef vers l’univers de l’enfance et notre imaginaire collectif. Mais parce qu'il n'est, au fond, qu'objet, il permet aussi - comme la dérision de Barthélémy - le décalage, dédramatisation immédiate des images et des émotions quand nécessaire.

Seule au centre du plateau, une armoire.  
 L’armoire d’enfance où on cache ses secrets, celle où on fait un peu de place lorsqu’on invite quelqu’un à partager sa vie. On y entasse des souvenirs qu’on viendra rechercher plus tard, on y dépose un peu de son intimité. 
 La nôtre est une vieille armoire de chambre d’enfant. 
 Manipulée par le comédien, l’armoire devient table, lit, mais aussi route, porte d’hôpital, cercueil… le comédien est tantôt devant, derrière, au-dessus… 
 Les mouvements de l’armoire dessinent les différents espaces du spectacle, ils suivent les temps forts du récit et accompagnent les étapes importantes de l’évolution du personnage.

Trois boîtes noires suspendues. 
 Comme les étagères de la chambre où Bart va déposer les jouets qui vont remplir sa vie. Isolés par la lumière, ces minis plateaux flottants sont le théâtre de scènes intimes entre le comédien et les objets, entre Bart et les enfants. 

Pour partenaire de jeu également, une petite chaise d’enfant.   
 Elle devient tour à tour Venise, Morgane, la juge ou même Siméon. Le rapport d’échelle entre le comédien (1,93 mètre) et la toute petite chaise renforce le côté enfantin de Barthélémy  et donne une grande tendresse aux images scéniques.

Olivier Letellier 

  • 18:15
    février
    18
    samedi
  • tarif plein: 30.-
    tarif réduit: 20.-
    tarif jeunes: 15.-

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